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L'enfance d'Hélène Boucher

Dès sa plus jeune enfance, la petite Hélène ne fut jamais appelée autrement que " Léno ", l'anagramme du prénom paternel comme de celui de son frère Noël, son aîné de 4 ans : elle conservera ce diminutif toute sa vie, le faisant même figurer, adulte, sur son papier à lettre. Hélène vivait à Paris. Après le lycée Montaigne, elle entra au collège Sévigné rue de Condé.
" Une gémeaux "...
Un autre thème astral
Un thème astrologique comple sur Hélène
Hélène à un an
" Léno " à six ans
Hélène avec son frère Noël


0 Hélène passait ses vacances scolaires -et fit un séjour un plus long, durant la première Guerre Mondiale- dans la propriété que possédaient ses parents en pleine Beauce, à Boigneville, près de Maintenon, petit hameau qui comptait entre 60 et 80 habitants groupés autour du château (pavillon de chasse de Madame de Maintenon) occupé par le plus gros cultivateur du secteur, la famille Rabourdin. Il n'y avait que quatre exploitations agricoles qui, en dehors de la culture du blé, élevaient quelques vaches, moutons et volailles. Hélène passait ses journées dans les fermes, elle adorait suivre les troupeaux, armée d'un bâton pour les faire avancer ! Elle était adorée de tous : c'était la " petite demoiselle ".
 
La maison d'enfance d'Hélène Boucher

0Cherchant sa voie, Hélène se sentit attirée par la couture : elle fit un timide essai... Sa mère aurait voulu en faire une musicienne. Elle lui fit apprendre le piano. Hélène aimait la musique et le piano, mais le solfège et les gammes la paralysaient. Elle avait l'impresion de perdre son temps. Sans être une véritable artiste elle jouait avec beaucoup de sentiment. Son père la dirigea vers les Beaux-arts. Elle avait de grandes dispositions et excellait dans le dessin d'animaux. Elle y suivit des cours. A seize ans, elle fut admise à apprendre à conduire une automobile et acquit vite une réelle virtuosité. Les moteurs n'eurent bientôt plus de secrets pour elle !

0Hélène n'était pas un garçon manqué, bien au contraire, elle était une jeune fille au corps splendide, au visage de franchise, si frais avec des yeux gris en amande, une bouche moqueuse aux dents éclatantes et un menton volontaire. Les traits de son caractère : esprit de répartie, obstination, persévérance mais sans entêtement, persuasive, tenace, franche, honnête, spontanée, courageuse, appliquée, exempt de toute méchanceté. " A quoi me servirait-il d'être bachelière ? " dit-elle à ses parents, " je me débrouille assez bien en anglais, j'aimerais aller à Londres pour me perfectionner ".
Un beau matin Léon Boucher emmena sa fille en Angleterre dans une pension de l'Île de Wight pour une durée de trois mois. Elle y mènera l'existence facile des jeunes filles appartenant à la moyenne bourgeoisie, profitant des plaisirs sans soucis du lendemain.

De retour en France, Hélène cherchait sans cesse de quel côté diriger ses pas, elle se sentait armée pour la vie, une vie où elle serait plus apte à commander qu'à obéir. 1930 : vingt deux ans, toujours rien de neuf !

C'est alors que Jean HUBERT, un ami de son frère se tua en avion ; ce fut une révélation : " je veux être aviatrice ! "

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