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Notice sur l'ouvrage de René Chambe, in " Air & Cosmos
n° 1026 du 8 decembre 1984" - (Texte et croquis J.
Noetinger) :
"Hélène Boucher étoile filante Le 30 novembre
1934, Il y avait hier cinquante ans, Hélène Boucher se
tuait, près de Guyancourt, par un après-midi d'automne
sombre, brumeux, menaçant, triste, triste à pleurer !
Parce qu'elle n'était pas de celles auxquelles les fards sont
nécessaires pour les rendre belles, parce qu'elle respirait la
santé et la joie de vivre, parce qu'elle était sportive,
parce que son regard était franc, son jugement sûr, parce
qu'elle était droite, parce qu'elle avait soif de justice et
de vérité, parce qu'elle ignorait la vanité et
l'orgueil, parce qu'elle était femme et non " garçon
manqué "... Hélène Boucher tient une place
privilégiée parmi les grands noms de l'aviation. Il ne
suffisait pas qu'elle fut bon et même excellent pilote et brillante
voltigeuse, il ne suffisait pas qu'elle s'attribuât en août
1934 des records internationaux de vitesse à plus de 400 km/h,
ce qui était remarquable à l'époque avec 320 ch,
il ne suffisait pas qu'elle disparut tragiquement, pour que" Léno
" soit aujourd'hui encore l'image même de la jeune fille
française idéale. Avec sa volonté, son obstination,
sa conception réaliste de la vie mises au service de l'aviation,
elle était devenue une héroïne, en moins de quatre
ans, avec à peine cinq cents heures de vol ! Dans un milieu qui
lui était étranger et qu'elle sut conquérir, elle
réussit à se faire estimer pour sa classe et son caractère
d'abord, pour sa compétence et son courage ensuite. Pour toutes
ces raisons ceux qui l'ont connue comme ceux qui savent méditer
son exemple ne peuvent l'oublier. On n'oublie pas l'image d'une étoile
filante car si elle est éphémère son éclat
est singulièrement brillant."
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