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Aviatrice
à 22 ans !
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Le 4
juillet 1930, après une vingtaine de minutes de vol sur l'aérodrome
d'Orly, dans un biplace Moth Gipsy piloté par Le Folcavez, son baptême
de l'air détermine chez Hèlène une vocation totale et
passionnée.
Mais
comment passer son brevet de pilote ? Une
telle instruction nécessite de gros frais, Il fallait puiser dans la
bourse familiale.
Hélène fut aidée par la chance. Devenue une habituée
de l'aérodrome d'Orly, elle y fait la connaissance d'Henri Farbos,
pilote de réserve venant de fonder une école de pilotage à
Mont-de-Marsan, elle devient son élève sous la direction des
pilotes Le
Folcavez et Liaudet.
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"
Tout marche, ne vous en faites pas ..."
Hélène informe ses parents à propos de son brevet de pilote |
Le
20 mars 1931, elle prend son premier cours avec Liaudet comme instructeur.
L'année suivante, le 21 juin 1931, elle obtient son Brevet de Pilote
numéro 182 (21ème brevet féminin français)
sur un Moth Gipsy, l'examen consistant alors à effectuer seul
à bord
30 atterrissages , une montée
et une descente de 600 mètres moteur réduit et une série
de 5" huit " à moins de 200 mètres. Enfin,
le 30 juin 1932, Hélène passe son Brevet de transport public
numéro 1434, épreuve comportant un vol de nuit et exigeant au
minimum 100 heures de vol.

Les
débuts sont difficiles. Le 18 juillet 1932, elle part
pour Londres et fait l'acquisition d'un Avro. Le
22 juillet 1932, elle participe au Rallye aérien Caen-Deauville. Elle
est la seule femme inscrite. Son avion est capricieux : aux deux tiers du
parcours, son moteur lâche, perte de vitesse, elle est contrainte de
se poser immédiatement dans un pré étroit cerné
de fossés, de haies et d'arbres, près du village de Prémery
dans la Nièvre, sans virer pour ne pas " décrocher "
; dans un fracas épouvantable, l'avion reste accroché dans les
branches : aucune blessure juste une grande peur...
Rien
ne la décourage, ni l'échec ni l'accident. Grâce à
sa tenacité et à son enthousiasme, Hélène va enchaîner
une impressionnante série de succès et de records.
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13
février 1933
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Le
raid " Paris-Saïgon "
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(attention, document important en volume, donc long à télécharger !) |
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2
juillet 1933
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Les
12 heures d'Angers - 1er équipage
féminin
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| A
bord de
son Mauboussin-Zodiac, bleu et argent équipé d'un moteur
de 60 chevaux, elle participe à la course " Les
12 heures d'Angers " avec pour passagère Mlle Jacob. Course
étonnante de régularité et de souplesse avec 1 645,864
km parcourus en 12 heures à bord du petit biplace du 1er équipage
féminin. |
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| 2
août 1933 |
Record
du monde d'altitude féminin pour avions légers 2ème catégorie |
Toujours à bord de son Mauboussin Hélène se hisse jusqu'à 5 900 mètres ! Record battu, jusqu'à présent détenu par l'Américaine May Haizlip. |
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8
octobre 1933 A
Villacoublay, une mémorable compétition l'oppose à
la virtuose allemande Véra Von Bissing. Devant 100 000 spectateurs,
la démonstration de ces deux femmes fut merveilleuse, écrit
un témoin : " Hélène Boucher sur son avion
bleu et noir, avait volé très bas, exécuté
à portée des yeux de tous, trois tours de vrille à
gauche, puis à droite, deux loopings, un immelmann, deux tonneaux
rapides, un autre tonneau plus lent, enfin un long vol sur le dos
" tandis que l'Allemande avait évolué très
haut. |
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| 08 juillet 1934 | Hélène bat le record du monde des 1 000 km sur avions légers ... | Pour
la nouvelle édition des " Douze heures Angers ", avec
cette fois comme passagère Madame Becker, la jeune championne pilotera
un Caudron " Rafale " volant à 50 mètres du sol
12 heures durant, ne se posant que 3 minutes toutes les 4 heures
pour faire le plein. Au signal de fin course, elle apprend son classement : 2ème à la moyenne de 254,527kms/h. Elle avait, sans s'en rendre compte battu le record du monde des 1000 km pour avions légers. elle est portée en triomphe à sa descente d'avion. |
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| 08 août 1934 | ... puis le record international de vitesse toutes catégories ... |
Elle
enlève à la fois le record de vitesse sur 100 km à
412 km 306 à l'heure et, une première fois, la
Coupe de vitesse pour avion (créée en 1931 par Suzanne
Deutsch de la Meurthe en hommage à son père) pour son
record des 1000 km à la moyenne de 409,2 km/h (l'ancien record
appartenait à l'américaine Amelia Earhart avec 282 km/h
et, chez les hommes, à René Arnoux le détenteur
avec 393 km/h). " On peut faire mieux ! " dit-elle
en descendant de son avion. |
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10
août 1934
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Hélène repart avec la ferme et secrète ambition d'enlever le record de vitesse pure détenu avec 405 km/h sur 3 kilomètres par May Haizlip. Pour parfaire la prestation, on travaille toute la nuit, on dispose sur le sol de place en place, tout au long des 3 kilomètres des bandes de toiles blanche, pour permettre à l'aviatrice de voler selon une ligne droite parfaite. L'ancien record est pulvérisé et le porte à 445,028 km/h, effarant pour l'époque. Elle devient championne du monde toutes catégories. |
Les
record d'Hélène
à travers la presse |
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...
et le record féminin de vitesse pure
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| Renault, à cette époque, proposait une voiture sportive de prestige, la Vivasport. Pour assurer sa promotion publicitaire, le constructeur choisit Hélène Boucher. Ses records de vitesse et son goût des belles mécaniques la vouait tout naturellement à en devenir une prestigieuse ambassadrice : comme le vantait la "réclame", l'aviatrice la plus rapide du monde ne pouvait choisir que la fougueuse 6 cylindres Vivasport ! |