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Hélène Boucher s'est tuée le 30 novembre. Au retour
d'un vol d'entraînement sur la région de Guyancourt, l'appareil
se mit en perte de vitesse à faible altitude, et ce fut la chute
navrante.[
]
La stupeur causée par cette mort, dans le monde de l'aviation et dans le grand public, a montré l'admiration et l'affection profonde qu'avait suscitées la carrière émouvante de notre camarade. " L'Aérophile, décembre 1934 |
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Hélène,
fauchée à 26 ans
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La
mort d'Hélène,
à la "Une" du Pélerin |
Le
11 novembre 1934, la France délègue Hélène Boucher
au meeting de Porto, où elle fait applaudir les cocardes tricolores.
Elle
rentre à Paris le 12 novembre pour être la vedette du stand Caudron-Renault
au Salon de l'Aéronautique qui se tient au Grand-Palais jusqu'en décembre.
Pilote
d'essai, elle devait présenter le Caudron " Rafale " le 1er
décembre, devant une commission japonaise. Avec la conscience professionnelle
qui la caractérisait, elle voulut le prendre en mains une dernière
fois. Par
cet après-midi d'automne, le ciel était bas, la visibilité
mauvaise, une méchante crasse montait de la vallée de Chevreuse.
30
novembre 1934, 15 heures 21, Hélène monte dans son appareil
Caudron " Rafale " muni d'un moteur de 140 chevaux pour un vol d'entraînement.
Elle évolue quelques instants avec sa sûreté coutumière
et se prépare à se poser. Du sol on la voit sortir les volets
d'intrados, descendre, mais sans doute gênée, elle refait un
tour de terrain à petite allure, et se présente bien droit au-dessus
de la
Croix-du-Boix à Magny les Hameaux près de Guyancourt. 
Mais
que
se passe-t-il ? Prise de terrain un peu courte ? Elle redonne un coup
de gaz, et le moteur rugit. Sortie de demi-tonneau dans le virage ? Insuffisance
d'altitude ou défaillance technique ? Ce fut la chute à l'orée
du bois. Quand les pilotes Delmotte, Fouquet et Goury arrivèrent sur
les lieux de l'accident, des débris du petit rafale bleu, son corps
fut sorti. Son visage ne portait pas la moindre trace de souffrance : ainsi
la mort venait de fixer l'image radieuse, lumineuse, souriante, resplendissante
de franchise et de loyauté d'une jeune femme qui sut se libérer
de certaines contraintes, pour s'affirmer dans la carrière de son choix,
sportive et professionnelle.
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Des
funérailles glorieuses
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L'acte
de décès d'Hélène Boucher précise que
sa mort est survenue à 17 heures
15 minutes, dans
la " côte de Satory ", pendant son transport à l'hôpital
de Versailles .
La presse de l'époque consacra de nombreux articles
à ce tragique accident. Elle
eut l'hommage suprême d'être la première femme à
pénétrer sous les voûtes glorieuses de la chapelle Saint
Louis des Invalides, son
cercueil, recouvert du drapeau, fut exposé durant deux jours où
une foule émue défila devant son corps.
Hélène
Boucher a été enterrée au cimetière de Yermenonville
près de Maintenon (Eure-et-Loir - http:/www./eure-et-loir.net).
Un avion rasant les tombes lui jeta une gerbes d'oeillets blancs, pendant
le
discours du maire, M. Leblanc. Une année après sa disparition,
son père, Léon Boucher, consacra tout son talent, apporta tout
son amour à l'édification d'un imposant monument : un buste
de bronze, à l'image de sa fille, est encadré par des ailes
immenses.
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Souscription
pour le monument d'Hélène Boucher
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Le
monument du cimetière
de Yermenonville (vue ancienne) |
Le
monument du cimetière
de Yermenonville (aujourd'hui) |
Article
de l'Echo Républicain
du 14 avril 2000 |